Bilan de cette première année en libéral : bienvenue à bord du grand huit !!

Le 7 octobre dernier je soufflais la première bougie de mon activité d'éducatrice spécialisée libérale. Comme indiqué dans le titre, j'ai la sensation permanente d'être montée à bord du grand huit de ma carrière professionnelle :


- la chute avec des moments de grand vide, de vertige, l'impression que je vais m'écraser au sol et que tout va s'arrêter

( mais pourquoi je ne peux jamais rien faire comme tout le monde pu🤬🤬in )


- la montée avec ( les cheveux dans ) le vent de la liberté, une joie indescriptible, le monde dans mes bras ( quelle chance de ne jamais rien faire comme tout le monde sérieux !! 🙃 )


- les virages que je suis bien obligée de prendre même s'ils ne dévoilent rien de ce qui m'attend juste après : une chute ou une montée ? ( arrête je vais vomir là 🤢 )


- et la vrille avec une sensation d'exaltation incomparable avec les expérience précédentes

( ah ouais ça fait ça quand on est heureux ?🥳 ).


Si c'était à refaire ? Je dirais que fort heureusement je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait : les grèves fin 2019, le confinement en mars 2020, la contraction de la covid le même mois ( j'y ai été fortement exposée parce que j'étais bien obligée d'aller travailler, n'ayant aucune aide pour mon activité ouverte depuis 6 mois 😱😱 et qu'à cette période il n'y avait aucune protection pour les travailleurs sociaux 😷) et enfin ( pour l'instant ) le reconfinement en novembre 2020.


Bref la meilleure année pour se lancer en indépendant quoi 😎😎🍀🍀🤞🏼🤞🏼

Et pourtant ? Mon activité est toujours là, plus solide que jamais. Et ça c'est ma fierté numéro 👍🏻

La veille d'ouvrir mon cabinet éducatif, je m'imaginais que tout était ficelé et qu'au pire après 3 ou 4 mois de galères, je naviguerais tranquillement le vent dans le dos...Quand je

regarde dans le rétro, j'ai envie de dire : "Non mais lol"...




14 mois plus tard, j'oscille toujours entre : c'est bon j'arrête tout, je n'y arriverai jamais, c'est pas pour moi, je sais pas faire, je raccroche " et " je suis trop heureuse de ma réussite ( ça c'est quand j'ai eu au moins 4 bonnes nouvelles le même jour hein..), je vis un rêve, plus rien ne peut m'arrêter, comment je faisais avant ? "


A noter que je peux me dire tout ça dans la même journée ! Mais il me reste encore un peu de temps pour aller travailler rassurez-vous 😅


Aujourd'hui quand je feuillette le premier album photos de mon voyage au pays du travail indépendant, beaucoup de sentiments se bousculent.



D'abord un p'tit chouill' de fierté, et puis la prise de conscience qu'il faut quand-même être un petit peu barrée pour se lancer dans un tel projet...!


Regarder en arrière pour voir le chemin parcouru me donne aussi une idée de tout ce qu'il me reste à créer, à tester, à faire différemment, à ne plus jamais ( JAMAIS ) refaire, à

développer, à transmettre, à remettre à plus tard, etc...


Et puis ça me fait surtout réaliser que c'est peut-être ça le prix de la liberté : accepter dans

un premier temps de vivre dans un vertige permanent, le doute collé aux talons... Mais dans quel intérêt alors ?

Celui de partir à la conquête du meilleur de mon travail, de ma pratique, des publics, de moi-même, et m'offrir le meilleur en ce monde... de l'amour.


Elsa DILMI



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